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juillet 24, 2017

liquidation éditions C.

modification du 26 juillet : je viens d'apprendre que les autres auteurs ont reçu la nouvelle déjà il y a plusieurs semaines ... donc largement eu le temps de dire oui ou non à la proposition. Ici je viens d'en faire une, mais comme la vente est demain, je ne sais pas si cela se fera ... 
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Encore un bel exemple qui illustre comment un auteur n'est que ...

Après la liquidation annoncée en octobre 2016 et l'annonce que pour 5.147 livres vendus entre juillet 2015 et juin 2016 ... je ne toucherai probablement pas un centime…
Recevoir maintenant du commissaire-priseur une lettre AR le 14 juillet, la réceptionner le 15 juillet, avoir (sic) 15 jours de temps de réflexion pour éventuellement racheter moi-même mes livres toujours en stock (un total de 7.064 livres) - et dont je ne toucherais jamais un droit d'auteur non plus, tout comme les ventes qui se font depuis le 1-7-2016 et ce jusqu'à ce jour, et futur jusqu'à épuisement du stock chez le(s) vendeur(s) ... pour je ne sais combien de livres ...

Je pourrais racheter ces 7000 (ou une partie ?) avec tous les frais en plus ... bien sûr et au taux minimum de 40% du prix public ...

mais … après maintes demandes à ce bureau semaine passée, avec des questions toujours sans réponse pour obtenir un peu plus d'informations ...

Je m'aventure sur internet ...
pour constater que la vente se fait déjà le 27 juillet ...

... je dois constater que l'estime pour le travail d'autrui n'y est plus du tout!

Décidément, voilà que l’on croit que je ne peux plus compter  …

Encore une belle leçon avec comme résultat « travailler pour enrichir d’autres » ...



voici extrait lettre avec l'avis du web en-dessous




février 24, 2017

décembre 08, 2016

un auteur n'a pas de valeur ...

On approche la fin de l’année et l’envie de faire un petit bilan me semble nécessaire. 
Quitte à en déplaire certains et certaines, je ne peux pas rester silencieuse sur une situation injuste.
Je vous invite à vous installer avec une tasse de thé, café ou plus solide si vous désirez. Le champagne par contre, ne me semble pas du tout approprié.

L’année 2016 a bien commencé avec un cinquième livre en route (Locker Hooking).
Je l’appelais mon n°5 à moi. Finalement il est arrivé dans les rayons qu’en septembre.
À temps pour les dédicaces lors du salon CréationsSavoirFaire à Paris. Hélas, certain(e)s d’entre vous auront peut-être remarqué l’emplacement vide lors du dernier salon CSF à Paris.
La cause ? 
Le 21 octobre dernier, j’ai reçu la nouvelle que mon éditeur (le groupe qui englobe les sociétés Carpentier-TuttiFrutti) rentrait en liquidation judiciaire. 
En sachant que les droits d’auteur ne sont calculés qu'après une année de vente et payés fin du mois d’octobre … je trouve que la date de mettre en liquidation est une bien belle coïncidence.
En plus, c’est à peine quatre semaines après que mon nouveau livre a été mis en vente. On peut se poser la question de l’utilité de sortir encore un livre quand on sait que fin du mois on ne peut plus payer les auteurs …
Un auteur n’est pas un créancier qui a un privilège quelconque, il est considéré comme « fournisseur ».
Je suis un simple fournisseur avec mes créations et mon savoir-faire pour faire fonctionner ce bureau d’édition et ses multiples directeurs-administrateurs-dirigeants-présidents (je marque en pluriel, car c’est ainsi), hauts responsables que l’on retrouve dans bien d’autres sociétés comme administrateurs, directeurs …. Ça ne doit pas être un job bien prenant si l’on peut cumuler à cette allure.
Le travail fourni, qui fait rentrer l’argent dans une de leurs sociétés, ne leur incombe pas. L’argent rentre par le travail de l’auteur, via ce qu’en fait le graphiste, les employés de la boîte. Les gestionnaires s’occupent de gérer….
L’on pourrait croire qu’avec un livre vendu, le gestionnaire mettrait de côté la partie qui ne lui appartient pas contractuellement, et dépense le reste à sa guise et selon sa vision de gérer une société. Euh, et bien non.
Écrire un bouquin, créer ses modèles, les exécuter, les faire vérifier, les fournitures … cela est un investissement que l’on essaie de récupérer un peu par la vente qui suit.
C’est vrai qu’il faut être idéaliste et vouloir partager sa connaissance pour s’y mettre, car on sait d’avance que l’on n’en deviendra jamais riche en € (par contre en contacts humains, si, c’était très enrichissant).
Néanmoins … on espère récupérer un peu de cet investissement et ce travail fourni.
Entre auteur et maison d’édition, il y a un contrat en bonne et due forme, qui crée un lien légal, mais aussi une relation de confiance. Sans cette dernière, pas possible de travailler, car l’auteur doit faire confiance quant au nombre de livres vendus, quant à la promotion et la diffusion à faire … pour tout.
Et j’ai travaillé avec plaisir et en bonne entente avec le personnel travaillant chez Carpentier.
C’était un engagement réciproque à fournir de beaux livres, instructifs et qui apportent ce petit plus aux lecteurs-lectrices.
Mais apprendre que l’on n’est que créancier chirographaire (c’est-à-dire : en droit français, un créancier simple, ne disposant d'aucune sûreté particulière à distinguer des créanciers privilégiés, comme le fisc ou les salariés d'une entreprise en difficulté) … ça fait mal.
Je ne toucherai probablement jamais rien sur les ventes réalisées depuis juillet 2015, ni sur la vente des livres encore en circulation … puisque le liquidateur dit déjà maintenant que la perspective de recouvrement de la créance est très incertaine …
et comme toutes les histoires judiciaires prennent des mois et des mois …
Cela  veut donc aussi dire qu’un contrat de salarié dans cette maison d’édition, vaut plus qu’un contrat entre la maison d’édition et un auteur -  alors qu’il faut savoir que sans auteurs … la maison d’édition n’est rien et n’existerai même pas.
Je ne sais pas comment les autres auteurs de la maison vivent cette situation.
Moi je suis révoltée.
Une rupture de contrat aussi brusque et sans compensation quelconque… Ça laisse un gout très amer en bouche.
On m’écrit que les gestionnaires ont tout fait pour trouver des solutions …. Quand je pose la question ‘quelles sont ces solutions recherchées ?’… on reste silencieux.
Encore …
Je l’encaisse mal, je le dis franchement. Il n’y a pas de honte à avouer qu’une situation est pénible à vivre, même sachant qu’il y a pire malheurs dans le monde.
Tous les investissements du passé se balaient d’un coup, sans pardon. Et cette façon d’agir, ma confiance donnée qui est bafouée ainsi, ça peine, ça déboussole. Mon engagement à livrer qualité et expertise, foutu ainsi à la poubelle, c’est merdeux.
En plus, la communication passe très mal … pas de tél, pas moyen de communiquer autrement que par mail (un seul directeur). D’un côté il vaut mieux, ainsi tout est écrit.
Par contre il faudrait encore recevoir des réponses à ses questions … pendant quatre semaines d’envois multiples de mails, ne recevoir que de temps à autre une réponse avec ‘je vais me renseigner’ … c’est décevant et surtout, c’est irrespectueux en plus d’être très frustrant. C’est un manque total de politesse et de savoir-vivre.
C’est montrer de la part de l’autre que vous ne valez pas une réponse, que vous êtes insignifiant.
Il m’a déjà fallu plusieurs semaines avant d’avoir un relevé des ventes réalisées jusqu’en juin 2016. Il m’a fallu deux déplacements pour récupérer mes affaires du dernier bouquin à cause d’un rendez-vous non respecté de l’autre partie.
Et hélas, …  ce n’est pas tout.
Au printemps 2016 je découvre fortuitement via internet que mon livre sur la frivolité au crochet est vendu en italien … depuis janvier 2014 !
Cette vente du droit à la traduction dont je devais être payé 50% au plus tard en octobre 2015… je n’en ai rien su !
Donc pas informée, pas payée non plus, et certainement pas maintenant après cette débâcle.

Le livre « Chiacchierino con l'uncinetto di Viviane Deroover » est d’ailleurs toujours en vente – sur amazon.it, sur différents sites de VPC.
J’ai écrit à l’édition à Rome, au bureau italien à Milan en ce qui concerne les droits d’auteur à payer … on se renvoie la balle comme un jeu de pingpong. Je crains que ce jeu va durer encore un peu...

Du coup, j’en suis à me remettre en question.
Réfléchir et essayer de digérer tout ça.
Prendre du recul. Pouvoir relativiser l’inquiétude.
Arriver à vider sa tête préoccupée….
Se rendre compte que l’on est trop naïve et trop confiante vis-à-vis des autres.
Faut-il investir dans une action juridique qui n’a d’ailleurs aucune garantie d’apporter un résultat positif ?
Est-ce que tout ceci doit être vu comme une opportunité? Est-ce le moment  pour virer de cap ?
Faut-il changer sa vision sur le partage et la transmission de ses connaissances?
J’ai beau être gentille, attentionnée, de caractère positif, il faut aussi assumer, en tant qu’indépendant, charges sociales et obligations financières.
Ça stresse un peu. Le corps encaisse jusqu’à un certain degré. Là, j’ai mal.

D’après certains, il y aurait encore assez de livres en circulation, mais je ne saurais dire combien ni pour combien de temps.
Désolée de ne pouvoir vous donner plus d’infos.
J’ai encore quelques exemplaires pour mes cours et ateliers suivants. Et puis … ?
Du coup, les démos annoncées pour promouvoir mon petit dernier Locker-Hooking sont annulées, vu que le bouquin ne sera peut-être plus en vente … ou peut-être que si ... pour deux trois semaines … ou plus … ou moins …. Là encore, aucune notion du nombre…
 Comment voulez-vous organiser des activités dans les prochaines semaines/mois ?
Pourtant, ça me tenait à cœur de vous communiquer ma passion pour la récup, pour les fils, les tissus, les textiles…

Le futur est toujours imprévisible et fait de surprises, la vie me l’a apprise à maintes reprises.
Ces surprises peuvent être mauvaises ou bonnes. Je n’ai hélas pas de boule en cristal pour déjà dire maintenant ce que je ferais en 2017, ce que seront les prochains mois.
J’ai toujours rebondi, mais avec le temps, on s’use …
Il me faudra du temps pour trouver une solution - sans pour autant me faire trop d’illusions.

En attendant, mes créations sont toujours mes créations, je garde le droit d’auteur, « non rémunéré » bien sûr,  et j’espère que l’on respectera ceci.

Voilà, ce message pour vous informer de ce qui me tracasse et perturbe actuellement.


Il me fallait ventiler ce grondement de colère qui bouillonne au fond de moi pour pouvoir retrouver une certaine sérénité.

Merci pour  votre persévérance si vous m'avez lu jusqu'au bout  😥 


décembre 23, 2015

PASSION TRICOT

Si contente d’avoir un chouette article qui parle de moi. 
Voilà, après l'avoir lu, vous savez quasi tout de moi … 
Pas encore en votre possession?
Vous voulez-le lire en entier et le relire et relire ? 
Courrez chez votre libraire ou, dans le cas où pas de libraire dans le coin, commandez-le via un site ‘magazines’. 
Suffit de taper PassionTricotN°4 dans votre moteur de recherche … 
yapluka J  
Et maintenant je vais encore planer un peu sur mon petit nuage avant de descendre sur terre   J J

passion tricot n°4,  on parle de moi ...



So happy … 
so many words about me, my story, my inspirations ….
Does indeed sounds a little selfish, but what the heck?
Nice to finish the year like this !  
Feels good ...

décembre 20, 2015

on en parle ...

trop contente et heureuse, flattée et curieuse si ... il y aura des retombées ...
allez, courrez vite chez votre libraire !!

by ViDerTextil©